Fediverse is not dead

Il y a eu un déluge de réactions, à la suite de la mort de witches.town(ça fait vraiment bizarre de le dire...), mais aussi de blocage d’instance et des dramas. Ainsi, une bonne tassée de gens s'est sentie obligée, avec une altitude bien lamentable, qui se plaignait que le fediverse n’était plus qu’un fantôme, que le concept de base n’était pas respecté. En feignant un roman historique, beaucoup se sont permit de donner et d’imposer leurs points de vue, en martelant qu’iels avaient raison (oui, j’utilise l’écriture inclusive, et je vous emmerde). Non seulement, cette vision des choses est biaisée, mais elle est aussi représentative de la vision des choses de beaucoup de personnes, qui hurlent à la défense de la liberté d’expression, tout en refusant de respecter celleux qui ne pensent pas comme elleux (tout en le reprochant aux autres). C’est totalement débile.

Pour commencer, parlons un peu au niveau technique : Mastodon utilise ActivityPub et Ostatus pour communiquer avec les autres instances, tout comme Pleroma, et Gnu Social (qui utilise seulement Ostatus). Ce sont des standards OUVERTS. Contrairement à ce que pas mal de personnes ont pu dire, la communication entre Mastodon et les autres est possible, même si la philosophie est différente. Plusieurs fois, diverses personnes utilisant Gnu Social, ont crié à la trahison et ont pleurniché parce que Mastodon n’était pas calqué sur Gnu Social : en évoquant une « liberté d’expression », un élitisme. Mastodon a plusieurs particuliarités : import d’émojis, blocage d’instances, gestion des pièces jointes et des Content Warning (CW). Là où les gens sur Mastodon font attention pour mettre des CW quand il faut, cela fait plusieurs fois que beaucoup d’utilisateurs⋅ices de Pleroma et Gnu Social ne font pas le moindre effort pour faire un minimum attention. Heureusement, l'exception confirme la régle: il y a beaucoup d'utilisateurs•ices de Gnu social et de pleroma qui sont sympathiques et tolérant•e•s.

Cependant, le fin fond du problème est là : il y a eu des blocages en masse d’instances qui foutaient la merde. Quand je dis foutre la merde, c’est faire souffrir consciemment les autres en les discriminant(un brin de transphobie, d’homophobie, de racisme, d’enbyphobie, de misogynie) en balançant des méchancetés, en se moquant de celleux qui n’ont pas un bon niveau en informatique. Et là ce n’est plus vraiment de l’informatique, mais de l’éthique et de la remise en question.

Quand l’on parle que le fediverse est en train de se fendre juste parce que des gens en ont marre d’en prendre plein la gueule à tout bout de champ et souhaiterait avoir la paix, y a quand même un gros problème, et il ne vient sûrement pas du fediverse et du gens du fediverse mais celleux qui imposent leurs points de vue en interdisant à des instances et à des utilisateurs⋅ices d’user de leurs droits : celui d’être tranquille. Si l’on prône la libération des gens des GAFAMs et de ce genre d’outils remplis de gens néfastes, ça n’est pas pour avoir à les supporter sur un réseau social où l’on censé avoir le contrôle. Pour ce qui est des dramas, il n'y a pas autant de mépris quand des libristes se tapent sur la gueule. Dans le cas du dernier drama, c'était bien au delà de divergence d'idées. Bref, ce n'est pas totalement la question ici. Ce n’est pas à quelques utilisateurs⋅ices de dicter un principe au fediverse, sinon autant retourner se cuire le cul chez les GAFAMs. Et contrairement à ces utilisateurs⋅ices, celleux qui veulent avoir la paix n’ont jamais rien imposé (enfin si vous y croyiez, c’est que vous avez un petit problème). Pour être plus clair, si se fédérer signifie devoir laisser apparaître et pulluler les intolérant⋅e⋅s et autres, au risque d'affecter la santé à tout les niveaux des utilisateurs, c'est NON! Une instance francophone connue (et peu maintenue) soutient le principe de "free speech", résultat, une tassée de gens sont venus faire des leçons aux autres en les prenant de haut, et en plus en les discriminant.

Certaines personnes ont même avancé que « les safistes avaient infiltré l’équipe github de mastodon et qu’iels refusaient leurs questions et leurs améliorations ». Cela s’appelle juste de la paranoïa, comparable aux classiques et lamentables « judéo maçonniques », « illuminatis », « bobos gauchistes islamos gauchistes ». Non seulement parce que je le redis, mais c’est de la PARANOÏA et que ces soit disant améliorations et questions visaient surtout à enlever les possibilités de modérations sur Mastodon.

Comme je l’ai déjà dit au début de ce court billet de blog, non le fediverse n’est pas mort et n’est pas prêt de l’être. Déjà parce que la population sur Mastodon ne cesse d’augmenter, et aussi parce que les échanges sont de plus en plus qualitatifs (et l’étaient déjà beaucoup par rapport à des réseaux sociaux classiques). Aussi parce que ça ferait plaisir aux con⋅n⋅e⋅s que l’on abandonne cet outil de libération, juste pour leurs caprices personnels.

Bilan : Linux, politique et réseaux sociaux

Il était temps pour moi de faire le bilan, au vu du nouveau flingage du site et du blog. Des revirements successifs que j’ai fais pour au final en arriver là.

Autant commencer avec le meilleur (ou pas) : Linux (ou Gnu/Linux) pour les plus chiant⋅e⋅s.

Ou pour ratisser plus large : le logiciel libre.

Je suis sur Linux depuis plus de deux ans, et j’ai seulement commencé à savoir l’utiliser pleinement.

J’ai testé pleins de distributions, qui demandent un niveau variable : ça va de la distribution pour débutant⋅e⋅s (et c’est pas péjoratif), à l’utilisateur⋅ice avancé⋅e et à l’utilisateur⋅ice expérimenté⋅e. Et aussi de la fixed-release à la rolling release.

Chaque distribution a son modèle,mais c’est de la merde. Trop de distributions ont le même modèle et partage la même base, mais à chaque fois, c’est mal fini, ça plante, c’est lourd. Et encore, il faudrait parler des distributions qui ont un modèle discutable : sur le plan éthique(envoi de données, personnes peu aimables et peu accessibles), sur le plan technique( mélange entre du fixed et de la rolling, trop de dépôts extérieurs). Beaucoup de distributions sont inutiles, et surcôtées pour ce qu’elles font. Et puis l’utilisateur⋅ice final s’en fout, iel ne verra que l’interface graphique finale donc l’environnement de bureau. Il suffit juste de changer de thème ou d’environnement de bureau pour quelque chose de légèrement différent.

Donc vu que c’est de la merde, ça a permit de faire le nettoyage, et de virer certaines distributions suite à plusieurs tests.

Tout ça permet de s’adonner à l’utilisation de distributions avec une vraie éthique derrière (et pas du léchage de rms). Une distribution avec une vraie éthique derrière, c’est juste une distrib qui fout la paix à son utilisateur, en le respectant, avec un contrat social et quelque chose qui garantit que ses droits fondamentaux seront respectés. Droits fondamentaux qui incluent le respect des religions, de l’ethnie, de l’orientation sexuelle, du genre et beaucoup d’autres choses importantes. A quand un contrat social inclus dans toutes les distributions ?

J’ai arrêté de suivre plusieurs blogueur⋅e⋅s qui avaient tendance à partir dans le fanatisme aveugle, et dans la bêtise. Et puis, lire des personnes qui n’en ont rien à tirer de la tolérance et du respect des autres, c’est pas très intéressant. Ce qui est encore plus drôle, c’est quand ces personnes partent dans de l’élitisme, et se permettent de rabaisser celleux qui n’ont pas leurs connaissances, et de tacler également s’iels estiment que vous êtes de trop. Tout ce qui influence est donc mauvais par nature : facile de trouver un bouc émissaire, et de le donner en pâture à ses suiveurs⋅euses. Facile d’imposer une vision des choses, en sortant que c’est véridique.

Essayez donc de convaincre celleux qui suivent aveuglement qu’elles ont torts, c’est foutu. Même avec des faits et chiffres. A un moment donné, il est nécessaire d’arrêter la complaisance et de défendre des choses qui ont tout sauf besoin d’être défendues, juste pour les personnes derrière.

Et tout ça amène à se séparer de ces personnes malgré leurs qualités.

Au niveau de la politique, le même reproche est à faire : les gens sont inconscients et suivent trop. Et ça en devient lassant. Les histoires d’alliance avec des partis confusionnistes, haineux m’ont profondément dégoûté, et m’ont motivé à m’isoler de tout ce bazar latent qui ne fait rien avancer.

Pour les réseaux sociaux, je ne pense pas arrêter. J’ai mis fin en juillet à facebook, twitter, snapchat et énormément de sites et de jeux rendants dépendants. En novembre ou en décembre, je sais plus, j’ai tué instagram. Et franchement, ça me manque pas du tout, j’ai l’impression avec mastodon de ne pas être exploité.

Contrairement à ce que beaucoup de personnes m’ont dit, le serveur à base de pentium4 n’a pas craqué et tient largement la route. J’ai essayé d’amener du monde sans succès, mais je suis mauvais en communication. Peut-être que d’autres personnes débarqueront du jour au lendemain.

Mais le principal,c’est pas le nombre d’utilisateurs mais la qualité des échanges. Et là dessus, mastodon est imbattable. Aucun réseau social ne m’a autant attiré. La grande majorité des personnes présentes sur mastodon sont formidables, réfléchies, attachantes, drôles, réconfortantes, réconfortées.

Quelques comptes à suivre :

https://imaginair.es/@Elanndelh

https://mastodon.xyz/@Panda_Fuligineux

https://social.mochi.academy/@shiro

https://cybre.space/@lulucybrelu

https://eldritch.cafe/@fluffy

https://social.mochi.academy/@Hiraelle

https://unixcorn.xyz/@Bat

https://eldritch.cafe/@baerd

https://eldritch.cafe/@Mirima

https://xn--pnibles-bya.xn--transposes-i7a.eu/@Ophelia

https://cybre.space/@DarckCrystale

https://biscuit.town/@Teenwhistle

https://pipou.academy/@shad

https://arkham.cafe/@Shyfon

https://eldritch.cafe/@Sylvhem

https://eldritch.cafe/@camepicenes

https://framapiaf.org/@Aznorth

···· m a n i f e s t e · d u n ·@ n a r g e e k · v 2 ····

Je suis un anargeek.

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Geek, parce que j’appartiens sans conteste à cette catégorie de personnes qui prennent plaisir à utiliser, comprendre, modifier et partager autour de cet objet formidable qu’est un ordinateur.

Geek, donc, parce que je suis curieux de leur fonctionnement, des possibilités offertes par leurs programmes, et excité par d’autres qui n’ont pas encore été explorées, ou même imaginées. Sans oublier toutes les possibilités de ce que nous pouvons accomplir en associant nos forces.

Geek, parce que ces engins font partie de ma vie quotidienne, et se faufilent partout, plus ou moins discrètement. Ils se font simultanément téléphones, ordinateurs, tablettes, liseuses, serveurs... mais aussi et surtout vastes terrains d’expérimentation, de communication, de partage et de découverte.

Geek, aussi, parce que ma vie a intégré l’informatique en son sein. Tous les jours ou presque, je lis mon courrier électronique, écris sur cette plateforme virtuelle, veille au bon fonctionnement des serveurs internet que j’ai mis en place, entretiens le réseau que je partage, m’informe, apprends et échange par le biais des nouveaux réseaux sociaux libres, mailing-lists et divers sites, discute etc.

Geek, toujours, parce que le terme, insulte à l’origine, a été délicieusement réapproprié et positivé par la communauté qu’il désigne, à la façon d’autres "minorités culturelles". Parce que l’insoumission est la solution à tout.

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Anar, parce que je rejette une société basée sur la domination des un·e·s sur les autres, et demeure persuadé qu’il est possible de se réaliser dans le respect de tout·e un·e chacun·e, par la pratique de l’égalité, de la solidarité, du partage, de la liberté et de l’autogestion.

Anar, donc, parce que je suis révolté par cet ordre des choses, qui impose exploitations, souffrances et morts quotidiennes, que je veux contribuer à bouleverser, par une implication dans des mouvements sociaux et une participation aux courants de remise en cause radicale du système. Parce que ce système n’a plus sa place, et qu’il est temps de le détruire.

Anar, parce que je tente d’expérimenter au quotidien mes idées, vers une autonomie vis à vis des normes sociales : refuser les sirènes de la consommation et de la compétition, enrayer l’aliénation et déconstruire les comportements dominants, développer des pratiques de vie égalitaires et collectives, essayer de faire tomber des monopoles qui sont dangereux pour tous·te·s.

Anar, aussi, parce que je suis inévitablement critique et méfiant vis à vis de l’information "officielle", commerciale et institutionnelle, qui formate notre vision du monde à coup d’omissions, de mensonges et déformations. Sans prétendre à l’objectivité, je veux chercher d’autres moyens de m’informer et de communiquer, sans pour autant tomber dans la désinformation et la malhonnêtée intellectuelle (ce qui correspond à la logique de la soit disant information actuellement).

Anar, encore, parce que je déplore la paranoïa sécuritaire qui gagne la société en instrumentalisant ses peurs. Je refuse la criminalisation, le fichage, la répression déployés par les autorités contre les pauvres, contestataires et diverses "classes dangereuses". Nous pouvons et devons nous y insoumettre !

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Anargeek, parce que j’entends combiner curiosité et savoir-faire technologiques avec volonté et pratiques éthiques et politiques. Si les idées donnent sens aux pratiques et les orientent, les pratiques nourrissent et matérialisent les idées.

Anargeek, donc, parce que j’aspire à une société basée sur l’autodétermination, la libre coopération et l’intelligence collective. C’est dans ce sens que j’adhère au mouvement des logiciels libres, fruit de la collaboration volontaire de milliers de personnes de part le monde, permettant à quiconque de partager, mais aussi de modifier et de distribuer les programmes informatiques libres.

Anargeek, parce que je refuse d’être esclave d’un système politique comme d’un système informatique. Les états imposent leurs lois, les logiciels propriétaires leurs "standards". Les premiers empêchent la contestation par la répression, les seconds l’alternative par les brevets. Je veux pouvoir autogérer ma vie, comme je veux pouvoir comprendre, modifier et créer mes outils.

Anargeek, aussi, parce que je veux résister à la consommation frénétique imposée par le capitalisme, qui ne cesse de produire et de manipuler, pour toujours jeter et gaspiller. Je récupère le matériel jugé obsolète pour le réanimer à coups de logiciels libres et pièces dépareillées ; m’amuse à explorer les limites des machines démodées ; tente d’intégrer créativité, imagination et expérimentations à mes pratiques informatiques.

Anargeek, parce que j’ai envie de bousculer certaines réalités et clichés qui collent aux milieux dans lesquels je suis impliqué. Si j’ai à coeur que les communautés militante et informatique alternatives puissent se rencontrer, c’est qu’il me semble primordial, notamment, de mettre à mal le sexisme, la transphobie, l’homophobie qui sévissent chez les geeks (et même partout ailleurs), d’avoir un regard critique sur l’ultra-spécialisation qui accompagne l’informatique, mais aussi d’ouvrir les milieux contestataires aux perspectives numériques, sur lesquelles ils sont si souvent fermés et cyniques.

Anargeek, encore, parce que l’informatique est aussi un excellent support d’information indépendante. Aussi puis-je partager des informations des réseaux de contre-info comme Indymedia, la Horde, Gauche de Combat, RebellyonInfo, qui cassent la frontière actrice/spectateur/journaliste, explorant des sujets boycottés ou maltraités par "l’information" de masse.

Anargeek, enfin, parce que je crois que les ordinateurs ne se résument pas à des instruments de fichage, de consommation et d’aliénation, mais peuvent constituer des outils d’épanouissement, de communication et de transformation sociale. Je préfère partager mes savoirs plutôt que de jalousement les garder, en participant, par exemple, à des ateliers d’informatique alternative ; ou à la mise en place d’outils et de "services" collectifs & non-marchands, tels que serveurs, accès internet, sites webs ou collectivisation de matériel, qui permettront de faire bouger les choses et de mettre fin au monopole des gafams et autres revendeurs de vies privées...

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Ce "manifeste" n’a pas vocation de vous représenter. Libre à vous de le reprendre, tout ou partie, de l’adapter, de l’endosser ou de le rejeter. Parce qu’il y a autant d’anargeeks que d’individualités, j’encourage chacun·e à écrire et réaliser son manifeste, ses idées, son texte, son graffiti ou son ascii !

Contre le culte de la personnalité, les leaders et la passivité, tout le monde peut s’inventer et se réaliser !

février 2018,
lanargeek(mail | www).

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Plaidoyer pour la libre pensée (ou arrêter de se chercher un·e leader pour penser à sa place)


Si vous me suivez sur mastodon, vous savez la tendance que j'ai à pouetter pour tout et n'importe quoi.Je suis sérieux de temps en temps, et je vais prolonger la réflexion que j'ai eu hier soir à propos des libristes, et de tout les groupes sociaux.

Lançant un pouet bien acide à propos de stallman, j'ai déclenché les ardeurs de certain·e·s inconditionnelle·e·s de cette ordure.

Oui, je considère que ce mec 1 ne mérite pas du tout d'être autant visible en tenant des propos qui sont tout sauf intelligents et loin d'être tolérants. Même chose pour Linus Torvalds ou d'autres influenceur·e·s francophones. En retour, je me suis pris quelques insultes. C'était marrant, non ?! Et ça vient accuser certaines instances d'être trop fermées...

C'est facile de se trouver des communautés qui sont minoritaires pour "s'amuser" ou se défouler. Bien lâche surtout.
Ou encore de cracher sur celleux qui débutent, et qui n'ont pas forcément toutes les connaissances directement et qui apprennent ? Ou qui utilisent un outil/service propriétaire et qui n'a pas besoin de recevoir une leçon (vu qu'elle fait déjà l'effort de venir!) .

Comment voulez-vous que des personnes non libristes s'inscrivent sur mastodon ou utilisent des réseaux sociaux libres si des "influenceur·e·s" ne sont foutus capables d'être tolérant·e·s ??

Le plus c'est les personnes qui suivent aveuglément ces "influenceur·e·s" et les prennent pour modèle, et qui reproduisent ces comportements.  Et qui les justifient aussi, en ne cherchant pas à comprendre comment ces comportements peuvent être blessants pour les autres.

C'est possible de constater la même chose au niveau politique: vous suivez des politicien·n·e·s qui disent souvent de la merde, et vous les suivez aveuglément, en justifiant même leurs pires bourdes, leurs magouilles et leurs comportements de merde.

Arrêtez de chercher un leader et/ou un modèle et réfléchissez par vous-même, en arrêtant de vous placer dans un moule. Sinon, c'est pas la peine de vous prendre pour des antisystèmes.


Pour citer un exemple perso: j'ai suivi pas mal de gens que je trouvais sympathiques et intéressant·e·s, en essayant d'adhérer à leurs idées, à les comprendre. A plusieurs reprises, on m'a prit plus ou moins à parti ou rabaisser, et j'ai fermé ma gueule, parce que vu que ce sont des "influenceur·e·s", c'était forcément moi qui devait avoir tort. Et puis, au fur et à mesure, on se rend compte que leurs comportements est tout sauf sain, bref des gens agressifs quoi. Et ça se termine par un blocage. Parce que les seules personnes avec qui on sympathise , et avec qui on entretient une relation sincère ou cordiale sont rabaissées.


J'ai eu les mêmes problèmes dans ma classe  : défendre les manifestant·e·s, les grévistes, les lbgtq+ et défendre le fait de ne pas avoir à aimer son pays, et c'est parti pour se prendre des réflexions de comptoirs.
Oui , je nique la (F)Rance et je vous emmerde profondément, vous qui ne pensez qu'à votre petite gueule et à vos privilèges. Mort aux abruti·e·s qui défendent l'intolérance, les oppressions, et non respect des autres!  Vive l'internationalisme, l'anarchisme et la tolérance !


Billet invité de @datalevels : Startups: vous n''êtes pas chez vous

J'adresse ce message aux macronistes, aux libertariens, aux startupers, aux capitalistes, à celles et ceux qui ont progressivement, lentement mais sûrement, transformé Internet en un hypermarché: vous n'êtes pas ici chez vous. Vous ne l'avez jamais été.

Internet est un projet financé par des fonds publics et universitaires. Aucun fonds privé n'aurait investi de telles ressources pour développer et câbler un réseau aussi marginal, comme le montre le quotidien des utilisateurs·ices en zone rurale reposant sur des entreprises privées. Il n'y avait pas de marché pour Google ou Amazon lorsque le réseau était utilisé par 2000 personnes – des militaires et des chercheurs·ses.

Tel ActivityPub. Le Fediverse était marginal jusqu'à ce qu'Eugen Rochko développe Mastodon. Le modèle économique était et est inexistant: le réseau tient grâce aux dons que les utilisateurs·ices d'instances font à leurs administrateurs·ices.

Il n'existe pas de scénario possible où vous eussiez un quelconque mérite dans le développement d'Internet. Un réseau qui met 30 ans à être économiquement exploitable, dont le développement n'est pas encore terminé (on attend encore le très haut débit dans les campagnes), ne rentre pas sur une courbe économique ou dans un modèle économique. Peu importe qu'il puisse désormais l'être: Internet n'a pas vocation à être rentable. Comme la santé, comme l'université, comme les transports, Internet assure une mission de service public; une entreprise exploitant notre travail humain collectif, nos données personnelles, et les infrastructures pour lesquelles nous payons y sera toujours étrangère.

21 avril 2018
Grenoble, France
CC SA NC

@datalevel@bikeshed.party